NATURE,

Aujourd’hui, le printemps éveille le jardin

Et les bourgeons en fleurs, des arbres, sont en fête ;

La grande prairie verte aux mille pâquerettes

Offre son gazon clair au soleil du matin.

Le bourdon, aux lilas, est allé se charger

De pollen doré qui embaume l’air pur ;

Pour les accompagner, au sortir de l’azur,

Les petits merles noirs et au bec orangé

Poussant leurs cris aigus, semblent s’interroger.

Et les grands peupliers ont pointé vers le ciel

Leurs longs rameaux de feuilles tremblantes au vent léger ;

Cependant qu’à leurs pieds, tout le long des allées,

Longeant massifs floraux,spirée et azalée,

En rangs processionnels, des fourmis ouvrières

S’en vont alimenter toute la fourmilière

En nourrissant les larves des sucs de leur miel,.

*

Perçue de ces hauteurs, la ville au loin bourdonne :

Autos, bus et motos, pétaradants, nerveux,

Créant de lents parcours avec de longues queux ;

Leur sale pollution n’étonnant plus personne.

Ils s’en vont entreprendre leurs courses journalières

Et rejoindre, en peinant, chacun leur fourmilière.

*

Qu’il est bon de goûter aux joies de la Nature

Elle est faite pour l’homme ; il doit la respecter.

Non pas la bousculer, détruire ou édifier

Au mépris des espèces et autres créatures.

Heureux de copier toutes ses inventions ;

Ce que le technicien nomme la bionique

Lui a permis de faire des progrès magnifiques

En lui donnant la joie de se développer,

Moralement, s’entend, et de se cultiver.

Alors protégeons là : la Nature est un don.

Avril 2004